La vision sociopolitique de Paul Elvere DELSART – Vers une gouvernance planétaire participative.pdf

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Une renaissance culturelle panafricaine émergerait du territoire, portée par la richesse plurielle du pays : Fang,
Bamiléké, Peul, Ewondo, Bassa… Chacune de ces cultures y serait non pas folklorisée, mais érigée en socle d’unité
vivante et dynamique.
Mais ce rêve ne se réaliserait pas sans affronter les carcans du système éducatif actuel, souvent hérité de la France,
rigide, centralisé et peu adapté aux réalités rurales ou aux aspirations modernes.
Les municipalités, devenues puissances économiques locales, investiraient dans des projets structurants : agriculture
durable, écotourisme, éducation alternative, construction écologique.
Elles seraient co-propriétaires des infrastructures, parties prenantes des retombées économiques, et non plus simples
réceptrices de fonds conditionnés.
Le Sud forestier, les volcans de l’Ouest, les savanes du Nord deviendraient des destinations de tourisme scientifique,
éducatif, et spirituel. Des visiteurs du monde entier viendraient vivre une expérience immersive dans un Cameroun
réinventé.
Ce système stimulerait l’économie informelle tout en l’organisant autour de mécanismes de redistribution équitable. Des
micro-entrepreneurs ruraux, des femmes, des jeunes, y trouveraient un cadre sécurisant pour entreprendre et créer.
Cependant, les premiers financements seraient difficiles à mobiliser. Les réseaux de corruption, l’instabilité
administrative et les lenteurs bureaucratiques pourraient freiner la mise en œuvre.
En tant que terre natale de Paul Elvere DELSART, le Cameroun aurait une légitimité unique pour devenir le berceau
d’une nouvelle vision panafricaine. Le pays pourrait incarner, à travers le programme EL4DEV, une philosophie
politique post-occidentale, axée sur l’écologie, l’intellect, la coopération culturelle.
Il jouerait un rôle central dans la fondation d’une Union Sociétale Africaine, aux côtés de pays moteurs comme
l’Éthiopie, le Maroc, le Sénégal ou le Ghana.
Cette diplomatie non-alignée, mais ambitieuse, permettrait au Cameroun de rompre avec les modèles extractivistes ou
militarisés imposés par certaines puissances étrangères (France, Chine, Russie…). Elle poserait les bases d’un nouvel
humanisme africain.
Mais une telle posture pourrait provoquer des frictions géopolitiques. Les anciens partenaires économiques, peu enclins
à perdre leurs privilèges, pourraient user de pressions politiques, financières, voire médiatiques.
Si le Cameroun osait cette transformation — s’il adoptait réellement le programme EL4DEV comme matrice nationale
— il pourrait :
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Rompre avec un modèle hérité de la colonisation, basé sur l’assistance et la dépendance.
Revitaliser ses campagnes, réduire la pauvreté et l’exode rural.
Rayonner comme phare d’un panafricanisme coopératif, écologiste, spirituel et créatif.
Mais cette mutation ne viendrait pas d’en haut. Elle supposerait :
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Un engagement sincère des élites politiques, acceptant de partager le pouvoir avec les territoires.
Une mobilisation des jeunes générations, prêtes à revenir, à créer, à rêver ici plutôt qu’ailleurs.
Et surtout, une résilience collective, capable de surmonter les blocages structurels, les inerties mentales et les
menaces extérieures.
Car tout pays qui choisit d’inventer une nouvelle civilisation doit d’abord oser croire en lui-même.