La vision sociopolitique de Paul Elvere DELSART – Vers une gouvernance planétaire participative.pdf


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La route serait semée d’obstacles, mais riche d’espoir. Car celui qui ose réinventer la société ne fait pas que tracer un
chemin : il ouvre une ère.

Chapitre 4 – Le Cameroun à la croisée des mondes

Le Cameroun, pays aux mille visages, mosaïque ethnique et géographique au cœur de l’Afrique centrale, pourrait
devenir la matrice d’une révolution douce. Et si, par un basculement politique inattendu, ce pays décidait de suivre la
voie proposée par Paul Elvere DELSART, son fils spirituel, en adoptant pleinement les principes du programme
EL4DEV ? Le résultat serait une refondation civilisationnelle, profonde, portée par les municipalités, la jeunesse et la
terre elle-même.
Cette simulation, loin d’être un simple exercice intellectuel, dresse les contours d’une transformation systémique et
d’une renaissance identitaire d’envergure.
Le Cameroun d’aujourd’hui est caractérisé par une gouvernance verticale, centralisée autour de Yaoundé.
L’administration, les ressources et les décisions sont concentrées, laissant peu d’autonomie aux collectivités locales.
Dans un Cameroun du programme EL4DEV, ce modèle serait inversé. Les municipalités rurales, notamment celles du
Centre, de l’Est et du Grand Nord, deviendraient les nœuds d’une gouvernance participative. Grâce à la création d’un
Groupement National d’Intérêt Économique Sociétal, elles pourraient mutualiser leurs ressources, cogérer les projets
publics et prendre en main leur propre destin économique.
Ce modèle transformerait la commune d’une entité dépendante à un acteur stratégique. Le pouvoir circulerait à
nouveau dans les territoires, libérant l’intelligence locale, les dynamiques endogènes, et les solidarités ancestrales.
Mais cette réforme ferait inévitablement face à des résistances : celles de l’administration centrale, des gouverneurs
régionaux, voire du pouvoir présidentiel, peu enclin à céder du contrôle.
Dans les régions arides de l’Extrême-Nord et de l’Adamaoua, ou dans les forêts surexploitées du Sud-Est, les Calderas
Végétales seraient implantées comme des îlots d’écosystèmes régénératifs. Ces installations, mêlant nature et
technologie douce, deviendraient les symboles d’une nouvelle relation à la terre.
La monoculture, les intrants chimiques, la dépendance à l’agro-industrie importée seraient remplacés par une
polyculture résiliente, biologique, nourrie de savoirs agricoles ancestraux.
Les infrastructures “LE PAPILLON SOURCE”, quant à elles, serviraient à la fois de fermes, de centres éducatifs et de
pôles touristiques. Elles produiraient un excédent alimentaire redistribué gratuitement, tout en attirant des visiteurs
venus étudier et expérimenter ce nouveau modèle de vie.
Ce virage écologique permettrait au Cameroun de conquérir son autonomie alimentaire, de stopper l’exode rural, et de
redonner une dignité vivante aux campagnes.
Mais ici encore, des conflits émergeraient : accès aux terres, opposition des grands exploitants, voire perturbation des
réseaux d’importation et d’aide alimentaire.
Le programme EL4DEV pour le Cameroun ne se contenterait pas de réformer l’économie ou l’écologie : il réinventerait
la manière d’apprendre et de transmettre.
De nouvelles cités éducatives rurales accueilleraient des jeunes leaders, des inventeurs de la diaspora, des chercheurs
africains autour de valeurs de coopération, de spiritualité et d’innovation locale. On y étudierait les langues
camerounaises, les mythes fondateurs, les technologies naturelles, les arts vernaculaires.