Une modélisation de la pandémie COVID 19.pdf

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Résultat 4 : L’ampleur de la pandémie est très directement corrélée avec le délai de mise en place
de mesures sanitaires fortes, en l’absence de moyens médicaux efficaces (vaccins, traitements).
8 LIMITES DE L’EXERCICE ET POINTS D’APPROFONDISSEMENT
Ce modèle tente de représenter en la simplifiant la complexité des phénomènes en jeu ; cette
simplification peut conduire à des erreurs importantes.
En particulier, de fortes incertitudes entourent certaines hypothèses :
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Le Rc en phase de confinement, qui varie selon la taille moyenne des foyers confinés, la
surface disponible par lieu de confinement et donc la probabilité P de transmission interconfinés, l’isolation en amont des personnes infectées en dehors des foyers, etc… ;
Le taux α de détection qui dépend de la politique de chaque pays en matière de tests ;
Le taux d’hospitalisation (h) et de réanimation (r ) par pays, données qui ne sont pas
accessibles facilement et régulièrement pays par pays ;
Le nombre d’ICU’s disponibles par pays, donnée peu publiée ;
Chacun de ces sujets serait à approfondir par une étude spécifique.
Il est probable que « a posteriori » il sera possible d’affiner le modèle par observation des trajectoires
constatées des différentes grandeurs, et d’en tirer des enseignements pour d’autres futures
pandémies. Le caractère prédictif fiable d’un tel modèle reste très incertain dans l’immédiat ; il ne
peut donner que des ordres de grandeur ou des tendances.
L’aspect médical du traitement de la maladie n’est pas pris en compte dans cette modélisation :
apparition d’un traitement, apparition d’un vaccin, … , tandis que l’on peut espérer qu’une avancé
médicale radicale puisse remettre en cause ces modèles et diminuer l’impact de la maladie.
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Une tentative de modélisation de la pandémie COVID-19 avec QUANTRIX – F. Caussarieu -