La vision sociopolitique de Paul Elvere DELSART – Vers une gouvernance planétaire participative.pdf


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Une mobilisation sincère des élus locaux et des jeunes générations rurales,
Un rééquilibrage des priorités économiques nationales,
Et une rupture courageuse avec le modèle touristique extractif et le libéralisme passif de l’Union européenne.

Alors seulement, le Portugal pourrait devenir ce qu’il a toujours pressenti : un petit pays à la grande âme, guide discret
d’un monde en réinvention.

Chapitre 7 – L’Italie : Le berceau d’une nouvelle Renaissance sociétale

Au cœur de la Méditerranée, entre montagnes, volcans et mers, l’Italie déploie un paysage humain et naturel d’une
richesse inouïe. Son tissu de petites municipalités, son héritage artistique et philosophique, sa diversité géographique et
son histoire de fragmentation politique en font une candidate paradoxale mais puissante pour expérimenter un
changement de cap civilisationnel. Si l’Italie adoptait la voie proposée par Paul Elvere DELSART à travers le
programme EL4DEV, elle pourrait non seulement transformer sa propre structure intérieure, mais aussi repositionner
son rôle dans le monde, en assumant un leadership moral et culturel enraciné dans son passé et projeté vers l’avenir.
La première transformation, profondément politique, toucherait la structure communale du pays. L’Italie compte plus de
7 900 municipalités, dont une grande majorité abrite moins de 5 000 habitants. Ces petites municipalités, souvent
situées dans les Apennins, le sud péninsulaire ou insulaire – en Calabre, en Basilicate, en Sardaigne ou en Sicile –
vivent aujourd’hui à l’ombre d’un déclin démographique progressif. Avec le programme EL4DEV, elles deviendraient les
pivots d’un Groupement National d’Intérêt Économique sociétal, capable de concevoir et de gérer des projets collectifs,
coopératifs, éthiques. Une telle architecture permettrait de lutter efficacement contre l’exode rural, le chômage
chronique des jeunes, et l’hypercentralisation urbaine. Cependant, une telle transformation se heurterait inévitablement
à l’enchevêtrement institutionnel du pays, à une bureaucratie réputée pour sa lenteur, et à une méfiance historique
entre les territoires du Nord et ceux du Sud.
Le second axe de transformation concernerait l’écologie territoriale et la revitalisation rurale. Les Calderas Végétales,
ces systèmes hybrides de régénération des écosystèmes et de relance socio-économique, trouveraient en Italie un
terrain d’expérimentation idéal. Dans les zones arides ou marginalisées, comme certaines parties de la Sicile, des
Pouilles ou de la Sardaigne, elles agiraient comme des remparts contre la désertification, la perte de biodiversité et la
sécheresse grandissante. En parallèle, le programme encouragerait une transition douce mais ferme vers une
agroécologie intelligente, ancrée dans les traditions agricoles locales et valorisant les productions de niche. Le
Mezzogiorno, longtemps perçu comme un problème géographique et économique, pourrait devenir un modèle
méditerranéen de résilience climatique. Toutefois, la résistance des intérêts agro-industriels, parfois liés à des réseaux
mafieux, représenterait un défi de taille dans certaines régions.
L’Italie ne serait pas seulement transformée dans ses structures ou ses campagnes, mais aussi dans sa manière de
penser, d’enseigner, de transmettre. Héritière directe de la Renaissance, berceau de l’humanisme européen, elle
pourrait, sous l’impulsion du programme EL4DEV, redevenir un foyer intellectuel de premier plan. Paul Elvere
DELSART parle d’un “Second Mouvement de Renaissance”, et c’est en Italie, terre des Médicis et de Léonard de Vinci,
que ce mouvement pourrait prendre forme avec le plus de force symbolique. Dans les villages historiques en déclin,
seraient créées des cités éducatives rurales mêlant arts, philosophie, écologie, et pratiques coopératives. Ces lieux
d’émulation intergénérationnelle réactiveraient les centres médiévaux et baroques comme espaces vivants de savoir,
de création et de contemplation. Le génie italien, longtemps refoulé par l’uniformisation économique et touristique,
pourrait s’y redéployer dans une forme nouvelle.
La transformation économique, quant à elle, suivrait une voie originale. Plutôt que de miser sur l’industrialisation ou le
tourisme de masse, le modèle proposerait un développement basé sur l’économie circulaire, les savoirs artisanaux, et
des services éducatifs tournés vers la coopération et la recherche de sens. Des parcs à thème éducatifs ou des centres
de tourisme scientifique et spirituel pourraient émerger dans des régions peu fréquentées, loin des circuits touristiques
saturés. Ce mouvement générerait des emplois durables, souvent non délocalisables, et offrirait aux petites